En tête à tête avec Damien Baldi

En cette période sans actualité sportive, retrouvez une longue série d’interviews des joueuses et joueurs de l’A.L.B.E.U ! Continuons avec Damien Baldi, joueur de notre équipe de club sportif.

Pour commencer cette interview, peux-tu te présenter stp ?
Damien Baldi. J’ai 32 ans et je suis enseignant de mathématiques au collège depuis bientôt 10 ans.

Quelles sont tes occupations extra-professionnelles, à part jouer aux boules bien sûr ?
J’adore voyager, c’est une de mes passions premières. J’ai aussi beaucoup de temps libre en période de travail (on me le rappelle souvent) que je consacre au sport principalement, mais aussi à d’autres divertissements qui varient selon les périodes.

As-tu pratiqué d’autres sports et est-ce encore le cas aujourd’hui ?
J’ai pratiqué le judo de 4 à 16 ans. Je suis également un adepte de la course à pied, un bon moyen selon moi pour se vider la tête, et qui peut se pratiquer assez facilement quelque soit la période de l’année. Petit clin d’oeil à Robin pour son futur marathon 😉
Suite aux provocations répétées de notre coach cette saison, j’envisage également de me lancer dans le badminton.

Tes goûts musicaux ?
Ils sont assez variés. Pour citer quelques artistes, j’apprécie par exemple Broken Back, que j’utilise souvent lorsque je fais des montages vidéos. Sinon, je dois également avouer mon goût pour la chanson française, plus particulièrement les années 80.
J’écoute aussi (ou je subis au choix) Patrick Bruel, mais plus par défaut je dois l’avouer, comme en ce moment durant la période de confinement où Chloé suit rigoureusement ses lives sur les réseaux sociaux.

Ton film préféré ?
J’ai adoré les films Harry Potter étant plus jeune; également la trilogie Matrix ou encore côté humoristique « Les Bronzés font du ski ».
Désormais, je suis plutôt séries. Pour en citer quelques une, je dirais « Stranger Things », « Bureau des Légendes », « Peaky Blinders » ou encore « Breaking Bad » sans oublier les incontournable « How I met your mother » et « F.R.I.E.N.D.S » que je revisionne assez souvent (j’ai d’ailleurs une liste de mes épisodes préférés enregistrée dans mon téléphone 🙂
Allez je le donne également : le film du même nom que la pièce de Théâtre avec Patoche: « Le Prénom ». Vous avez sûrement compris pourquoi.

A quel âge as-tu commencé le sport-boules lyonnaise ? Comment as-tu découvert notre discipline ?
J’ai commencé le sport-boules à l’âge de 11 ans au CFB de Rhins-Trambouze à Thizy, sous les ordres de Claude Martin qui m’a permis dès mon premier entrainement de goûter au tir sportif.
J’étais benjamin, l’épreuve s’appelait « Tir Rapide ». Il aura fallu me préciser que le but n’était pas seulement d’être « rapide » puisqu’après 3 minutes d’effort, je terminais avec un score de 4/28 (il ne manque ni le chiffre 1 ni le chiffre 2 à mon score), soit un peu moins qu’un de nos relayeurs cette année. J’ai sur le champ hérité du surnom de « mobylette », chose assez ironique puisque “The Brain” alias l’ancien Fred Charmettan me surnomme également comme ça cette année.
J’étais naturellement arrivé dans un boulodrome en suivant mon frère Mathieu. C’est une passion familiale puisque mon père et mes 2 grand-pères étaient aussi licenciés.

Dans quels clubs as-tu évolué tout au long de ton parcours bouliste ?
J’ai commencé à Rhins-Trambouze comme évoqué plus haut de la catégorie benjamin jusqu’à la fin de mes années minimes. En cadets, j’ai évolué au CFB Roanne, avant de rejoindre Saint-Vulbas (équipe réserve) pendant 5 ans. J’ai pu ensuite rejoindre Aix-les-Bains pour 2 saisons, puis Fontaine pour 3 saisons magnifiques avec des coéquipiers qui font aujourd’hui partie de mes meilleurs amis.
A la grande surprise de Nordine Messaoud (nous y reviendrons plus tard), j’ai ensuite effectué une saison au club sportif de Mitry-Mory (région parisienne), avant d’arrêter complètement pendant 3 ans, sans pour autant qu’un manque ne s’installe.

Peux-tu nous présenter ton palmarès ?

  • Champion de France des CFB cadets avec Roanne.
  • Champion de France des clubs sportifs N4, N3, N2 avec Saint Vulbas II.
  • Sous Champion de France des clubs Elite 2 avec Fontaine.

Quel est ton poste ou ta formation favorite ?
Je ne joue qu’en club sportif depuis 10 années. Le traditionnel ne me passionne pas : je trouve les concours trop longs et je n’ai jamais été un grand spécialiste non plus, je dois bien l’avouer.
Il peut cependant être spectaculaire à haut niveau et j’ai eu plaisir à regarder des parties épiques depuis le banc de touche, mais très rarement depuis les jeux (Merci à Florian Michallet de m’avoir fait gagner une doublette en Elite 🙂 5 ou 6 buts ce n’est pas tant que ça en 1h30 de jeu !)
Je me suis donc entièrement consacré au tir sportif, plus particulièrement au tir rapide et au tir progressif dans lesquels je me sens plus à l’aise qu’en relais où la cadence est trop élevée pour moi et ma technique laborieuse.

Ton meilleur souvenir bouliste ?
Je pense que mon meilleur souvenir bouliste aurait pu être la finale des clubs Élite 2 avec mes amis de Fontaine. Mais je dois également avouer qu’en tant que compétiteur, j’ai pu avoir un côté assez individualiste et c’est pourquoi je garde un bon souvenir des mes records personnels en tir rapide et tir progressif, dont je me souviens parfaitement (lieu, adversaire, trous).

Ton pire souvenir ?
Je peux être très déçu sur le moment, mais j’arrive à passer vite à autre chose. Je garde un mauvais souvenir de la Coupe d’Europe disputée avec Aix-les-Bains en Croatie où nous avions perdu et où personnellement j’avais été particulièrement mauvais. Ou encore de quelques “France Tirs” où je n’ai jamais réussi à atteindre la finale (sauf en minimes au boulodrome du Pont Pasteur, ou dans des catégories plus modestes).

Comment as-tu découvert l’A.L.B.E.U et depuis quand y es-tu licencié ?
Je connais l’A.L.B.E.U pour avoir plusieurs fois affronté ce club en jeunes. Mais pour être honnête, en arrivant à Lyon, je ne pensais pas reprendre les boules, cela ne me manquait pas. Pour preuve, j’habite à 5 minutes de vélo du boulodrome, mais je ne le savais pas avant que Nono (Nordine Messaoud) m’appelle et me demande de rejoindre le club. C’est donc lui qui m’a permis de réellement découvrir ce club et je l’en remercie. J’y suis licencié depuis le début d’année.

Comment vois-tu notre club, notre équipe de club sportif et l’état d’esprit qui y règne ?
Pour moi, l’A.L.B.E.U est un club de copains et d’amis de très longue date, ce qui est assez rare en définitive. J’en profite pour remercier chaque membre de l’équipe pour son accueil incroyable. Je connaissais certains joueurs sans pour autant les avoir comme amis. Je pense que c’est le cas désormais, et c’est principalement ce qui m’encourage à continuer l’aventure l’an prochain.
Garder cette alchimie tout en étant sérieux quand il le faut est l’élément clé qui fera grandir le club, car il y a ici tout pour réussir.

Un petit mot ou une anecdote à raconter en lien avec tes saisons passées à l’A.L.B.E.U ?
L’anecdote sera forcément de cette année. L’épisode de la cuillère en bois ayant déjà été relaté par Philippe, je vais parler d’un second match : c’était à l’Arbresle.
Nous étions assurés de terminer premier de la poule et nous déplacions avec légèreté, mais sérieux. Nous souhaitions essayer avec PH de scorer en relais afin d’augmenter notre moyenne des « 6 meilleurs perfs « afin d’emmener l’A.L.B.E.U au France Tirs de cette saison 2020 et ainsi d’essayer de jouer le titre de champion de France de “Tir en relais” (première erreur).

Nous sommes donc associés lors du premier relais, le coach prenant toujours les décisions justes et avec sang froid. Les premières minutes se passent bien, nous passons à 24 ou 25 touches à la moitié ce qui laisse présager une performance record pour l’année. PH est bien, il n’envoie que des « soleils », mais je vois que sa trajectoire est de plus en plus tendue. Je m’en accommode et tâche de m’appliquer pour suivre sa cadence infernale. Lors d’un passage de relais, il tire sa 4e et dernière boule et la tape « plein fer », comme on dit dans le jargon. La boule blanche s’élève, j’essaie de l’éviter mais elle me heurte de plein fouet le genou gauche. Je prends quelques secondes puis repart pour un honorable 2/4. Nous sommes toujours dans les temps. PH s’élance alors pour un nouveau passage de 4 boules et frappe encore la dernière plein fer. La boule s’élève, j’essaie de l’éviter, mais ma cheville semble ne pas être en totale adéquation avec mon cerveau : la boule blanche heurte cette fois la malléole de ma cheville droite. Cette fois je dois m’arrêter une dizaine de seconde, la douleur étant trop vive. Je repars finalement ne savant plus sur quel jambe boiter et nous finissons avec un 40 décevant (ce ne sera pas le seul de la saison). Je ne peux pas faire le second relais, Philippe me remplacera avec plus ou moins de réussite. Pour info, ce sont les 2 seules et uniques fois qu’une mésaventure de ce genre m’est arrivée durant un tir sportif, que ce soit à l’entrainement ou en compétition. Merci PH…

Le lendemain, je ne peux pas participer au Trail des Coursières avec mon autre frère Romain, qui pour aller au bout de l’anecdote subira une rupture du ligament de la cheville droite au km 27 de la course et qui en totalise 29 au total…

Quelles sont tes ambitions pour les saisons à venir, collectives et personnelles ?
L’an prochain, j’ambitionne de remporter le championnat des clubs N2 car ce club mérite de gagner un titre. Nous avons une équipe compétitive et complète, avec un coach de prestige et un président charismatique, il ne nous manque rien pour y arriver 🙂

T’entraînes-tu souvent ?
Oui, j’adore m’entrainer et j’y prends énormément de plaisir. Les tirs sportifs sont l’occasion pour moi de courir de façon plus ludique et de passer un bon moment entre amis. J’aime également les entrainements hors tapis, et particulièrement le sentiment du devoir accompli après la séance. De toute façon je n’ai pas le choix puisque je n’ai aucune facilité et dispose d’une technique, comment dire…, assez perfectible ! D’où mon surnom de « besogneux » au club de Fontaine (mes coéquipiers de l’époque se reconnaîtront).
Je suis également assez fier d’avoir partagé un footing avec M. Philippe Charra cette année (50 min tout de même durant lesquelles il n’a pas beaucoup parlé), et 2 séances de fractionné avec M. Romain Gisbert. A développer l’an prochain !

Si tu pouvais remonter le temps et que tu avais la possibilité de donner un conseil au petit garçon (bouliste) que tu étais, quel serait-il ?
Ne juge pas les gens sans les connaître réellement : comme évoqué plus haut j’ai été en froid avec Nono il y a une dizaine d’années. Rien de méchant mais nous ne nous apprécions pas, sans raison particulière. Il faut bien avouer que je ne suis pas très facile d’accès au premier abord, j’en suis conscient et je le reconnais sans problème.
Et pourtant c’est lui qui m’a permis de m’entraîner à Paris et de continuer à jouer à Fontaine, puis chez lui à Mitry-Mory, bien aidé par mon ami Loïc Gottardo c’est vrai car le bougre n’était pas très chaud au début 🙂
Désormais, nous en rigolons et je regrette de ne pas avoir mis les choses au clair plus tôt. Mais mieux vaut tard que jamais.

Une question que tu aurais aimé que l’on te pose durant cet interview ?
J’ai cru lire dans les autres interviews qu’on nous demandait nos surnoms. Je vais donc les donner : déjà plusieurs sont apparus lors de l’interview (Mobylette, Besogneux). Je rajouterai Superman en hommage à ma gestuelle de ma dernière minute de Tir Progressif (et non le résultat)… Je ne sais plus qui a trouvé ce surnom (Robin, Nono ???).
En début de saison, j’ai également eu le surnom de Gourcuff pour des problèmes répétés à la cuisse (claquage x2) et à la cheville (entorse). Enfin Joker pour le dernier surnom 😉

Qui souhaites-tu voir interviewé lors du prochain portrait. Quelle question supplémentaire veux-tu lui poser ? Nous lui poserons !
Je souhaiterais voir notre emblématique coach Florian Couturier être interviewé par la suite. J’ai 2 questions à lui poser :
“1) Comment penses tu me faire progresser techniquement ?
2) Combien de points penses-tu marquer lors de notre future opposition au badminton ?”

J’en profite également pour répondre à la question de Robin
“Damien, nous allons prochainement remettre en place des « défis sportifs », comme nous avons pu le faire il y a quelques temps, notamment entre Fred et Philippe ; défi qui avait donné lieu à une opposition restée dans les mémoires (voir la vidéo). J’imagine que, tout naturellement, tu seras opposé à Pierre-Henri sur un tir progressif. Qui en sortira vainqueur ?”
Damien : Je tiens à préciser que je m’engage dans ce défi sans pression aucune puisque je n’ai jamais triomphé face à Pierre depuis les années cadets. Cependant, il me semble qu’il n’a plus les jambes de ses 20 ans et que la victoire me semble promise de façon assez certaine. Pas besoin de calcul savant pour connaître l’issue de cette expérience qui n’aura rien d’aléatoire.

Petite question footballistique bonus : Je préfère le TENNIS, je poserai donc la question (oui je change les règles et alors ?)
FEDERER OU NADAL ? FEDERER ! Je suis un fan inconditionnel de Roger Federer, même si je trouve passionnant leur rivalité qui leur a permis d’arriver là où ils en sont aujourd’hui.

 

En attendant d’avoir le plaisir de vous retrouver à l’A.L.B.E.U, sur nos jeux et sur les terrains boulistes lyonnais et d’ailleurs, nous vous souhaitons à toutes et tous, ainsi qu’à vos proches, bon courage ! Nous renouvelons notre soutien à l’ensemble des personnes qui travaillent pour améliorer la situation sanitaire de la France : les soignants, les aidants, les bénévoles, les scientifiques. Ainsi qu’aux ami(e)s de l’A.L.B.E.U touchés par le virus et à leurs familles. Prenez soin de vous et des autres !